<    Janvier 2009    >
DLMMJVS
123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Nouvelles


30 octobre 2008
Calendrier des activités pour la saison 2008-2009
Télécharger le document ... > Suite
30 octobre 2008
Frais d'inscription et nouvelles catégories d'âge de Judo Nouveau-Brunswick
Étant donné les nouvelles catégories d'age implantées cette année, les frais d'incription suivants sont proposés pour les membres actifs de ... > Suite

Historique

Nouveau club de judo à Edmundston

Le nouveau club Central de judo d’Edmundston qui a pris naissance avec le retour dans la région de l’instructeur Bertin Bossé de Saint-Jacques a déjà permis à une vingtaine de ses 40 membres de niveaux junior et senior de participer à une compétition d’envergure provinciale en journées de samedi et dimanche les 10 et 11 mars derniers. De ce nombre, huit membres ont mérité des trophées pour s’être classés parmi les trois premiers à ces épreuves compétitives qui se sont déroulées à l’Université du Nouveau-Brunswick, à Fredericton.

La photo prise au retour des participants nous présente un bon nombre des membres de l’équipe, dont tous les récipiendaires des trophées. Dans l’ordre de la photo à partir de l’avant, nous reconnaissons : Ronald Thibodeau, Jeannot Bossé, Fernande Devost, Gaëtan Cloutier, Charles Bossé, Robert Lagassé et Joyce Cyr. En deuxième rangée, ce sont : Bertin Bossé, instructeur, Jules Bossé, Guildo Ouellet, Conrad Bossé, Adrien St-Onge, François Thériault, Gérald Cassidy, Gérald Landry et Jacques Godin. À l’arrière, ce sont : Gilles Morin, Jacques Bonenfant, Michael Cassidy, Gilbert Dubé, Roger Rossignol et Linda Sand.

Au nombre des membres du club Central de judo d’Edmundston, les récipiendaires des trophées à la récente compétition provinciale sont : Jeannot Bossé, 1er chez les participants des ceintures jaunes à noires de poids de 115 livres ; Bertin Bossé, 1er chez les ceintures bleues à noires de 189 livres ; Jacques Godin, premier chez les participants de 143 livres détenteurs de ceintures bleues à noires ; Guildo Ouellet, bon 1er également chez les ceinturiers jaunes à verts de 143 livres, et Conrad Bossé, 1er dans la même catégorie de ceinture, mais pesant172 livres.

Jules Bossé, ceinturier jaune à noire, chez les 172 livres ; Fernande Devost, chez les dames de 144 livres et détentrices de ceintures jaunes à noires, ont mérité une 2ième position.

Gérald Landry, 189 livres chez les détenteurs de ceintures jaunes à vertes, s’est mérité pour sa part une troisième position pour une médaille de bronze.
Les activités se poursuivent au club Central de judo alors que les adeptes du judo de 14 ans et plus se rejoignent lors de sessions qui se déroulent sur la scène du théâtre du gymnase du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet d’Edmundston à 7: 30 p.m. en soirée de mercredi de même qu’à 2 :30 pm en après-midi de samedi et dimanche. Les adeptes du judo de ce club âgés de 6 à 14 ans, pratiquent à leur tour au même endroit les samedi et dimanche après-midi à 1 :30 pm.







La ville d’Edmundston rendait un bel hommage à Jean-Paul Grelié en 1997. Pour son implication et son grand dévouement pour le judo, il était intronisé au Temple de la renommée sportive d’Edmundston à titre de bâtisseur. Il devenait le premier intervenant du judo à recevoir une telle reconnaissance.

Jean-Paul Grelié, premier promoteur du judo au Nord-Ouest

Jean-Paul Grelié fait figure de pionnier dans le domaine du judo dans la région d‘Edmundston. Bien que des cours de judo se donnaient à l’école Cormier d’Edmundston sous la direction de Ron Melançon au début de 1970, c’est à M. Grelié que revient le titre de premier promoteur du judo au Nord-Ouest.

En janvier 1971, avec l’arrivée de Jean-Paul Grelié dans la région, le judo prend un nouvel essor.

Il fonde son premier club. Les cours se donnaient au Collège Saint-Louis, aujourd’hui l’Université de Moncton, campus d’Edmundston. M. Grelié avait de grandes aspirations. On pouvait compter plus de 225 judokas dans les différentes localités de la région, soit à Saint-Quentin, Sainte-Anne, Saint-Léonard, Clair et Edmundston.

Né à Nantes, en France, le 1er janvier 1932, Jean-Paul Grelié fut instructeur de judo de 1970 à 1978. En plus de former de bons compétiteurs, M. Grelié a su inculquer l’aspect philosophique de l’art martial japonais par la voie de la souplesse. Développer une souplesse et un équilibre mental était nécessaire pour former de bons judokas. Cette influence lui vient de son expérience à l’école de judo Kawashi, en France, où Jean-Paul Grelié a commencé sa formation.

M. Grelié a également formé des gens de notre région qui furent capables de prendre la relève. On pense notamment à Bertin Bossé et Jules Bossé, qui ont fondé les clubs de judo Central et Otoshi.

Jean-Paul Grelié a dirigé les judokas de la région d’Edmundston vers la conquête de plusieurs titres provinciaux.







Naissance d'un grand rêve

Il y a 30 ans, en 1978, naissait un des plus beaux rêves dans la tête de Bertin Bossé. Ce rêve est devenu une réalité toujours vivante en 2008. Aujourd’hui, aux côtés de ses bien-aimés, c’est à son tour de se laisser bercer par les réalisations marquantes pour le monde du judo à Edmundston.

Les débuts

Bertin Bossé a commencé le judo à l’âge de 17 ans avec Jean-Paul Grelié. C’était de 1971 à 1973. De 1973 à 1977, il a été membre de la Gendarmerie royale du Canada. Il a pratiqué le judo au Club Hakudokan, à Montréal, avec Raymond Damblant, sixième dan.

En février 1978, Bertin Bossé ouvre son propre club de judo à Edmundston pour remplacer celui de Jean-Paul Grelié. Ce dernier a été suivi de Jean-Louis Beaulieu pour un certain temps. C’est peu de temps après que Bertin Bossé a pris la destinée du judo en main pour fonder le club Central de judo d’Edmundston.

Cela n’a pas freiné les élans sportifs de notre héros. Pendant qu’il était entraîneur à son club, il est demeuré actif comme participant jusqu’à l’âge de 36 ans, soit en 1989.

Profil athlétique

En juin 1973, Bertin Bossé a participé pour la première fois à la compétition nationale à Whitehorse, au Yukon, pour l’équipe du Nouveau-Brunswick. Son travail l’a ensuite amené à représenter l’équipe du Québec de 1973 à 1977, aux mêmes championnats. Il a aussi participé à différentes compétitions comme le niveau provincial de l’est du Canada, CNE international de Toronto et le British Open, à Londres, en Angleterre.

De 1978 à 1979, notre athlète a participé à d’autres compétitions aux niveaux provincial, national, atlantique et de l’est du Canada. Sa participation aux premiers Jeux de la francophonie, au Maroc, a été remarquée. Il y était comme arbitre, participant, organisateur de tournoi et entraîneur pour le club Central de judo d’Edmundston.

Depuis 1988, Bertin Bossé est la personne-ressource pour les championnats de l’est du Canada présentés à Edmundston. Il a obtenu son dernier grade, sixième dan (Rokidan), le 23 novembre 2005. Plusieurs membres de son club se sont qualifiés et ont participé, année après année, aux compétitions provinciales, de l’Atlantique, de l’est du Canada, aux Jeux du Canada et aux championnats canadiens.

L’homme et son judo


La fierté du fait accompli de Bertin Bossé va au-delà de ses propres résultats. Le judo lui a apporté un mode de vie, le sentiment du devoir accompli. Sans lui, le judo serait peut-être mort à Edmundston en 1978. Il a choisi ce sport parce qu’il lui apporte la paix, la confiance, la maîtrise de soi. Il vit par ce sport qui est plus qu’un simple exercice physique, mais aussi un développement mental.

Le judo a fait émerger de grands athlètes à Edmundston qui se sont démarqués sur la scène nationale. L’enseignement de Bertin Bossé a apporté à plus de 600 jeunes, depuis 30 ans, le désir du respect personnel et des autres. «Les gens deviennent plus disciplinés et plus tenaces à atteindre leurs buts», répondra M. Bossé.

Mais derrière le succès de son école, Bertin Bossé soulève une autre personne importante, sa conjointe Ginette. Celui qui a toujours été inspiré par les arts martiaux, préoccupé par sa grande passion du judo, a dû délaisser l’aspect entrepreunarial de sa vie. «Pendant qu’elle voyait à la bonne marche de mon commerce et des autres affaires, ça me permettait de me consacrer davantage dans le reste. Elle a contribué au succès de mon école sans y être impliquée. Oui, nous nous sommes investis physiquement, personnellement et financièrement», raconte Bertin Bossé.

La vie de Bertin Bossé se résume ainsi : 30 années de judo, 25 années comme chauffeur d’autobus, 26 années avec son foyer, une conjointe qui lui est chère, des champions formés par son école de judo, et des jumeaux, René-Pierre et André-Pierre (ceintures noires deuxième dan) qui marchent dans les traces du paternel.

123clik.com Concept J MULTIMEDIA Inc.